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Fantastic Arts - Cinéma
« Le côté positif de la lorgnette »« Je ne veux pas me faire happer », dit Catherine Jacob, qui préside le jury courts-métrages.
« C'est étonnant de ne pas voir de neige », remarque aussitôt Catherine Jacob, devant le paysage vosgien privé de son manteau blanc habituel. La comédienne devient une habituée du Festival de Gérardmer, où elle vient pour la troisième fois ; la précédente, c'était en 2003, alors qu'elle faisait partie du jury longs-métrages, présidé alors par le cinéaste William Friedkin. Cette année, Catherine Jacob est carrément « Présidente », du jury courts-métrages ; une fonction qui lui laissera le loisir de « pouvoir tout voir » le reste de la programmation. « La thématique du film de genre n'est pas tout à fait proche de moi, pour moi c'est un peu Nature et Découvertes », dit-elle en esquissant un sourire, « Je vais courir voir le film de Tim Burton, mais les scies circulaires et les tronçonneuses, ce n'est pas trop mon truc. Je ne veux pas me faire happer, être prise en otage par des films gore », assure Catherine Jacob, « Ça me plairait bien de participer à un film fantastique, l'hémoglobine m'intéresse moyen, c'est plutôt la manipulation et le trafic de sentiments ». Récemment, l'actrice a joué dans deux courts-métrages : « J'ai participé à la collection Écrire court pour Canal+, dans un film intitulé Kosak, réalisé par Olivier Fox. Et je reviens de Belgique à Spa, où j'ai joué dans un court-métrage belge assez douloureux, dans la margitude belge, de Fabrice Couchard ; je fais un homme des bois, ça me détend, c'est très rigolo pour moi d'aller faire une petite folie dans les Ardennes. Ce n'est pas que l'univers qui me fait choisir, c'est beaucoup la personnalité humaine de celui qui vous propose ».
« On juge tout le temps »Catherine Jacob est sereine avec l'idée de devoir choisir un lauréat : « On juge tout le temps », dit-elle, « On n'est pas au tribunal de commerce ni aux assises, je vois le côté positif de la lorgnette, essayons de donner un coup de pouce à quelqu'un qui se distingue ; j'espère qu'il y aura la démonstration d'une idée originale ou d'un savoir-faire ». La comédienne sera cette année à l'affiche de deux premiers films, « 48 heures par jour », une comédie de Catherine Castel (sortie le 4 juin), « J'aurais pu avoir le même rôle dans une tragédie, je ne choisis pas une comédie, je n'ai pas décidé une fois pour toutes que ma vie serait dévolue à la comédie ; c'est difficile d'échapper à une case, mais il faut travailler aussi » ; puis une participation dans « Les Hauts Murs » de Christian Faure, « Pas du tout une comédie », dit-elle. On pourra également la voir à la télé dans « La Maison Tellier », un conte de Maupassant réalisé par Elisabeth Rappeneau.P. T. (Patrick TARDIT)24/01/08 |
![]() Catherine Jacob : « Les tronçonneuses, ce n'est pas trop mon truc ». Photo Philippe BRIQUELEUR
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