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Fantastic Arts - GRAND PRIX
«L'Orphelinat»
«C'est plus drôle de présenter son film ici qu'à Cannes», assure le réalisateur espagnol Juan Antonio Bayona. Avec " L'orphelinat ", le cinéaste a reçu le Grand Prix Fantastic'arts 2008. Interview...
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GÉRARDMER. - Comme ses amis Jaume Balaguero et Nacho Cerda, le jeune réalisateur espagnol Juan Antonio Bayona est fier d'avoir la mention « Festival de Gérardmer » sur l'affiche et au générique de son film, « L'Orphelinat » (sortie en France le 5 mars). « C'est plus drôle de présenter son film ici qu'à Cannes », dit-il, alors qu'il était présenté sur la Croisette dans La Semaine de la critique. « Cannes, c'est très spécial. Mais comme je suis allé comme spectateur dans des festivals de cinéma fantastique, je sais que c'est plus amusant ici », dit le cinéaste qui a reçu hier soir le Grand Prix du festival vosgien. « En tant que spectateur, j'allais toujours voir les films primés à Gérardmer, et cela me fait plaisir d'être là aussi. » « Un genre qui transgresse » Histoire de maison hantée, d'enfants disparus, de traumatisme, de mystère... « L'Orphelinat » est rien de moins que « le plus gros succès espagnol de tous les temps ! » De quoi rendre Pedro Almodovar jaloux ? « Almodovar n'a aucune raison d'être jaloux de quoique ce soit », sourit Juan Antonio Bayona.Avant de réaliser ce premier long métrage, Bayona a tourné de nombreux clips, pubs, courts métrages. « Ils étaient déjà hors du commun. Ce travail préalable m'a donné confiance. J'aime bien raconter des histoires de la façon la plus puissante possible, et le fantastique permet d'aller au-delà de cette limite. » Si le scénario a un air de déjà-vu, « L'Orphelinat » se remarque par son esthétisme et sa réalisation de qualité. « Mon film est très émotionnel, l'émotion est quelque chose de vrai. Le fantastique est un genre qui transgresse, qui questionne, qui change les perceptions que le spectateur peut avoir. »
P. T. (Patrick TARDIT)
28/01/08
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