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Fantastic Arts - Festival fantastic'arts
Cherche stars désespérément
Devant le Grand Hôtel, quelques chasseurs d'autographes font le pied de grue chaque jour de 10 h à 23 h. Pour eux, 2008 ne restera pas comme un grand cru.
Un bonnet trop grand pour lui enfoncé jusqu'aux oreilles, Sébastien Georges fait le pied de grue devant le Grand Hôtel. Prêt à dégainer calepin et appareil photo sitôt qu'une star passera à portée de stylo. Seulement voilà, à l'entendre, la star serait une espèce en voie de raréfaction à Fantastic' Arts. « Les membres du jury, on ne les connaît pas. Alors comment voulez-vous qu'on les reconnaisse quand ils passent devant nous ? » Le Bressaud sort de sa poche un trombinoscope : « Tenez, celui-là, Nicolas Winding Refn, on ne l'a jamais vu. Ou alors, la photo est mauvaise et on ne l'a pas reconnu. Vraiment, à part Harry Roselmack, Catherine Jacob et la fille de Plus belle la vie, 2008 restera comme un cru pauvre en stars. » Olivier Girard, son voisin de barrière Vauban, ne dit pas autre chose. Lui qui chasse les autographes depuis 15 ans - l'âge du festival - regrette le bon vieux temps des séances de dédicaces officielles. « A l'époque, j'avais récolté l'autographe de Mallaury Nataf. Et celui de Dick Rivers aussi. Lui c'est une grande vedette. Quelques années plus tard, je me suis fait prendre en photo avec Lââm. Pour faire vivre le festival, il faut des stars pour les jeunes et des personnages de séries », décrète-t-il. Et de décerner l'oscar de la disponibilité 2008 à l'actrice américaine Kristanna Loken, qui a accepté d'apposer sa griffe sur le papier glacé d'une photo. « Heureusement que je n'avais pas oublié mon marqueur ! » Sur la main Gérald Botz, de Golbey, vient de rejoindre la troupe. L'occasion de relater son dernier exploit. « J'ai croisé Juraj Herz (réalisateur, scénariste et producteur tchèque, NDLR) qui faisait ses courses chez Leader Price. Je lui ai couru après dans les rayons », en rigole-t-il encore. « Eh bien moi, j'ai glané la signature de Catherine Jacob devant la patinoire. Au début, comme elle était pressée et que je n'avais pas eu le temps de préparer mon calepin, elle voulait me signer sur la main ! » Eclat de rire général. Dès aujourd'hui, l'autographe de Catherine Jacob ira rejoindre, dans un album gardé sous clé, ceux de Mallaury Nataf, Lââm et Dick Rivers. Et Sébastien de soupirer, les yeux embués de nostalgie : « C'était vraiment la belle époque... »
M. A.
28/01/08
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