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Procès Fourniret - Justice
Croquis d'audience
Seuls les dessinateurs de presse sont autorisés à reproduire des images de l'intérieur de la salle au procès Fourniret.
CHARLEVILLE-MÉZIERES.- Photographes, cameramen et preneurs de son n'ont pas le droit de pénétrer dans les prétoires. Pour avoir transgressé la règle, la semaine dernière, l'entrée de la salle d'audience de la cour d'assises des Ardennes à Charleville-Mézières vient d'être interdite aux journalistes d'un grand hebdomadaire parisien. Depuis toujours, ce sont les dessinateurs de presse qui «croquent» les accusés, leurs victimes, la cour, les avocats... Ils sont quatre au procès Fourniret. Julie Arnould enseigne le dessin à Bruxelles. Elle travaille pour l'association française « victimes en série » qui apporte son soutien aux familles éprouvées. «J'ai fait une dizaine de croquis qui témoignent de la force de ce procès», explique Julie. «Ce procès est bien celui des deux accusés mais aussi celui de la justice tant du côté belge que français. Et puis, il y a la sempiternelle question: que va-t-on faire de ces individus? Voilà ce que je souhaite dire dans mes dessins.» « C'est trop dur » Roland Fournel, dessinateur indépendant travaille pour un quotidien et pour une agence. C'est son 14e procès d'assises. « Il y a une forte tension émotive », explique Roland. « On ne s'habitue jamais à l'horreur. Je veux que mon dessin raconte quelque chose d'important dans le procès. Aujourd'hui, ce sera le témoignage bouleversant des familles et plus spécialement Mme Leroy qui interpelle Monique Olivier et celle-ci qui répond: on ne pardonne pas l'impardonnable.» Christophe d'Amiens d'Hebecourt, graphiste et dessinateur à France 3: «Les assises, c'est toujours sordide. ce matin j'ai fait quatre dessins. je travaille au crayon, puis je mets de la couleur pour la télé. J'évacue l'émotion en me concentrant sur mon travail.» Benoît Peyrucq est dessinateur pigiste pour l'AFP. Il suit tous les grands procès d'assises de France. « J'essaie de capter les moments importants du procès », dit-il. « Je veux montrer que le tueur en série a la gueule de Monsieur Toutlemonde. Moi, je n'entends pas le procès. Je le regarde, je ne l'entends pas. Cela me protège, d'une certaine manière, sinon, c'est trop dur. Mon premier procès, c'était celui de Guy Georges. J'ai mis deux mois à m'en remettre.»
M. G. (Marcel GAY)
14/04/08
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