Jean-Pierre Chevènement (45,52 %) n'a pas remonté le handicap du premier tour. Son tombeur en 2002 est réélu (54,48 %).
Le Territoire de Belfort retrouve ses deux députés sortants. Et tourne ainsi la page du chevènementisme. Totalement inconnu en 2002, Michel Zumkeller totalise 54,48 % des suffrages exprimés hier dans la deuxième circonscription du département. Il confirme. Tout comme Damien Meslot qui - à quatre voix près - a failli être élu dimanche dernier, dans la première circonscription. Jean-Pierre Chevènement (45,52 %) n'a donc pas réussi à remonter son handicap. Il l'a dit ainsi hier soir dans une forêt de perches, de micros et de caméras, au premier étage de la mairie où il est élu depuis 1983 : « A Montbéliard, Pierre Moscovici a réussi à remonter les six points qui lui manquaient au premier tour. En ce qui me concerne, il y avait trop de retard ». Lui manquent 2.500 voix. « Il n'y a pas de déshonneur à perdre aujourd'hui, dans le contexte », a ajouté Jean-Pierre Chevènement. Le contexte, c'est évidemment la vague bleue. C'est aussi ce qu'il appelle le « sectarisme local », la candidature d'un « dissident du PS », Alain Dreyfus-Schmidt, avocat et fils du sénateur, qui a cristallisé un vote anti-Chevènement et réalisé un assez bon score (7,25 %) au premier tour. Au cours de la semaine, Jean-Pierre Chevènement avait annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat à la mairie s'il était défait. Il l'a confirmé hier soir : « Je suis né à Belfort dont je suis le maire depuis 1983, j'ai été élu député de 1973 à 2002, vous pensez bien que c'est avec un certain déchirement que je vis les choses en ce moment ». Le maire de Belfort a-t-il décidé de quitter la mairie avant mars 2008, si le calendrier n'est pas modifié ? « Pour l'heure et les modalités, je vous aviserai », a-t-il lâché, ajoutant : « Mon avenir sera ce que j'ai décidé d'en faire. Je n'ai jamais fait de concession à mes adversaires politiques. Mon retrait doit être salvateur pour une gauche républicaine qui doit se reconstruire ». A la dernière question d'un journaliste lui rappelant que « même mort, il revient », Jean-Pierre Chevènement a eu cette petite phrase et une évidente émotion : « Attendez que je sois mort, je reviendrai ».
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Jean-Pierre Chevènement : « Je suis né à Belfort dont je suis le maire depuis 1983, j'ai été élu député de 1973 à 2002, vous pensez bien que c'est avec un certain déchirement que je vis les choses en ce moment ». Photo Bertrand LE NY
Photo Bertrand LE NY