Avec 58,66 %, le député UMP de la 1ère circonscription s'offre une réélection historique. La fête à Andelnans.
Ambiance surchauffée à l'hôtel Louisiane d'Andelnans. Celle des grands soirs qui font vibrer la droite locale, scrutin après scrutin, dans ce qui est devenu une sorte de QG de la victoire pour Damien Meslot. Il était déjà assuré de sa réélection. Il lui manquait le score final et c'est sous un tonnerre d'applaudissements que son annonce, difficilement amplifiée par le micro, éclate : « Je suis réélu avec 58,66 % ! ». Un résultat historique. Le meilleur de la 5e République dans le Territoire de Belfort. A cet exercice arithmétique, le député sortant bat Jean-Pierre Chevènement et Raymond Forni, habitués à friser, voire dépasser les 55 % au temps de la splendeur de la gauche. Une large victoire qui en appelle une autre, dans l'esprit de Damien Meslot : « Avec la réélection de Michel Zumkeller, nous faisons carton plein dans le département et nous sommes majoritaires à Belfort même. Cela laisse présager de bonnes choses pour les municipales ! ».
La touche qui fait mouche
Le député tempère tout de même ses propos gourmands : « Deux cantons restent à gauche et il y aura du travail. Je confirme que je serai candidat à la mairie ! ». Re-tonnerre d'applaudissements. L'assistance est gonflée à bloc. Les retardataires tentent de se frayer un chemin pour toucher la victoire de près : « On va féliciter Damien, on ne l'a pas encore vu... ». Mais dans le rôle du Monsieur Loyal où il excelle, le héros de la soirée ramène le calme. Il veut entendre l'estimation télévisée de 20 h. Sur le grand écran que l'assistance boudait, les chiffres s'alignent soudain, séchant l'enthousiasme. 329 UMP. 202 PS. Ce n'est pas la vague bleue annoncée. Damien Meslot en convient et rééquilibre son propos : « Mon score est très bon, mais il l'est un peu moins au niveau national ». Puis, après l'apparition de François Hollande, écouté attentivement, le brouhaha reprend de plus belle. Le député réélu, fidèle à son image, fait alors son petit tour d'honneur. Tout sourire, il veut remercier les militants, les amis dont certains ont bien du mal à venir à bout de leur dîner. Tour des tables, poignées de mains et embrassades. La touche meslotienne qui fait mouche, entre un coup de chapeau à Cédric Perrin, le fidèle suppléant « qui obtient plus de 55 % dans sa ville de Beaucourt » et une parole de réconfort pour Irène Tharin, la voisine de Montbéliard battue de justesse par le socialiste Pierre Moscovici. Damien Meslot marche, sans triomphalisme. Mais avec cet aplomb avec lequel il espère traverser les tempêtes politico-judiciaires qu'il suscite, fort de la « vox populi ».
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La rédaction
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Au milieu d'un tonnerre d'applaudissements, Damien Meslot vient d'annoncer sa réélection et celle de Michel Zumkeller. La droite triomphe. Photo Xavier GORAU
Photo Xavier GORAU