A gauche comme à droite, des raisons de se satisfaire des résultats enregistrés dans la ville intra-muros. Avant les municipales...
Il y a les gagnants soulagés. Et les perdants heureux de leur score final. Parfois dans la même circonscription. Le cas sur la première de Meurthe-et-Moselle, Nancy Est. Ou l'issue du duel Hénart-Klein s'est soldée par une avance de 468 voix pour le sortant UMP. Soit 69 voix de mieux qu'à l'heure de la partielle de 2005. Pourtant le socialiste Mathieu Klein s'avouait « plus heureux hier, que dimanche dernier ». Question de suffrages : 14.348, alors qu'il n'en totalisait que 9.340 au premier tour. Forte progression, et lecture encourageante à la lumière des futures échéances municipales. Car c'est bien à ces analyses que les états-majors se sont prêtés, hier, le jour d'après. Savoir si la ville était de gauche ou de droite. Simple indication. Mais riche d'enseignements. Laurent Hénart veut voir « une évolution plutôt positive depuis dix ans. Ma circonscription », rappelle-t-il, « était majoritairement pour Mme Royal. Pour les municipales, le résultat de dimanche est un socle intéressant ».
Trois cantons sur quatre
Mathieu Klein souligne, lui, un certain équilibrage sur la ville. « On est grosso modo sur du 52-48 % dans une période où la droite est forte. Il y a quelques mois de travail devant nous pour tous les élus de gauche. Pas de fanfaronnade. Ce qu'il faut, c'est un vrai projet... » Chef de file de l'opposition socialiste, Nicole Creusot, note elle aussi « une évolution ». « Comme dans beaucoup de villes », ajoute-t-elle. « Suffit de regarder Bordeaux ». Prudence affichée. « Ca ne laisse pas augurer d'une victoire. Mais cela ouvre des perspectives intéressantes. Mathieu aura tout son rôle à jouer ». Court silence. « Mais je persiste à penser qu'il ne faut jamais calquer une élection sur une autre ». Sérénité rossinotienne. Totale. Assumée. « Sur la ville, Sarkozy a fait 50,3 %. Dimanche soir, l'UMP totalisait 52,5 %. On a repris plus de deux points alors qu'on est dans une période de ressac. C'est plutôt positif ». Et l'édile d'enfoncer le clou : on est majoritaires sur trois des quatre cantons. » Le sud, l'est et surtout l'ouest.
« L'après-Rossinot »
« Nous avons eu deux belles campagnes sur Nancy. Laurent qui a remonté le courant pour arriver à près de 51 % quand Sarkozy faisait un peu plus de 49 %. Et Valérie (NDLR : Rosso-Debord) qui a fait une campagne tonique. La quasi totalité des membres de la municipalité s'est impliquée. Nous avons organisé beaucoup de réunions avec la Communauté Urbaine. La diversité de l'équipe municipale, avec des femmes et des hommes très engagés sur le social, l'humanitaire, le laïc, l'associatif, ça a certainement compensé une absence ou une évasion des voix du MoDem », résume André Rossinot. Le jour d'après, clairement, c'est donc au scrutin suivant qu'on pense déjà. A ces municipales nancéiennes qui pour certains ont commencé hier. « Un vrai projet », précise Mathieu Klein. « Ce n'est certainement pas un projet anti-Rossinot. Parce qu'on ne peut pas élire par hasard un maire quatre fois de suite. Non. Le défi collectif de la gauche, c'est de construire le projet de l'après-Rossinot ». L'intéressé appréciera la nuance...
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Moins de 500 entre Mathieu Klein et Laurent Hénart.