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Livre sur la place
« Que la fête commence ! »Trente ans et des souvenirs à la pelle. L'inauguration du Livre sur la Place a donné hier lieu à de vibrants hommages.
« Il y a aujourd'hui plus de salons du livre en France que de fromages ». Paraphrasant le rédacteur en chef adjoint de notre journal, Michel Vagner, André Rossinot s'est plongé dans les souvenirs de la manifestation, sinon dans le livre de notre confrère (« Les Feuilles d'or se ramassent à la pelle »), pour lancer hier, devant un impressionnant parterre de personnalités, la trentième édition du Livre sur la Place.
Hommage aux pionners et aux pionnières, parmi lesquels Mia Romero, venue tout exprès du sud de la France, pour renouer avec la manifestation qu'elle contribua à lancer, il y a trois décennies, à force de conviction et d'audace. Transition toute trouvée, pour le maire de Nancy, pour évoquer « l'importance et l'étroitesse du partenariat qui lie, au cœur du Livre sur la Place, L'Est Républicain et la mairie ». « Une histoire de passion et un merveilleux héritage », a renchéri le rédacteur en chef de notre journal, Rémi Godeau, représentant Gérard Lignac, président du groupe EBRA et de L'Est Républicain. L'occasion aussi de saluer l'implication de notre confrère Michel Caffier, qui compte parmi les pionniers. « Réconciliation »« Je suis issu d'une famille de dévoreurs de livres. Une famille pour qui la lecture du journal était considérée comme une perte de temps. Et me voilà devenu journaliste ! », a-t-il poursuivi. « Cet exercice me donne donc l'occasion d'une grande réconciliation entre les mots éphémères et les mots éternels ». Un rapprochement qui s'est d'ailleurs traduit de manière tout à fait concrète dans nos colonnes, avec la publication quotidienne ces jours derniers d'un thriller, signé par d'illustres noms de la littérature, et l'implication constructive de Daniel Pennac, président de cette trentième édition, dans l'élaboration de notre journal d'hier. Mais que ce serait le Livre sur la Place sans la contribution active des libraires ? En réponse à l'hommage légitime rendu par André Rossinot aux professionnels nancéiens, Jean-Bernard Doumène, président des libraires s'est livré à un vibrant plaidoyer en faveur du prix unique (un temps remis en question par des projets d'amendements). Capitale... de l'Ecosse« Contrairement à une idée reçue, la tarification unique a contribué à faire baisser les prix, à maintenir aussi un réseau de librairies parmi les plus denses du monde ». Le dernier mot, comme le veut la tradition, revint à Daniel Pennac, qui mi-solennel, mi-ironique, salua ce prestigieux cœur de ville, devenu simultanément « capitale du livre et capitale... de l'Ecosse ». A un jet de pierre du chapiteau et du cortège inaugural, un imposant déploiement de supporters d'outre-Manche, arborant kilts et maillots bicolores, célébrait en effet, à sa manière, une autre fête, celle du sport. Frédérique BRACONNOT19/09/08 |
![]() Lancement officiel de la trentième édition, placée sous la présidence de Daniel Pennac.
Une nouvelle fois, la foule compacte témoigne du l'engouement de Nancy pour la littérature.
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