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Nancy Université
Nancy Université « au singulier »Dans un contexte de concurrence mondiale, les universités nancéiennes se sont fédérées en établissement public de coopération scientifique. Pas encore une fusion mais déjà une révolution culturelle.
Le label « Universités de Nancy » est mort un an avant l'arrivée du TGV. Mais pas son esprit. Au moment où Nancy se désenclave, les universités se regroupent sous une même bannière : « Nancy Université ». Sans « s », le détail est lourd de sens. Cet « établissement public de coopération scientifique » s'inscrit dans une démarche de rapprochement entre l'INPL, l'UHP et Nancy 2. Au même titre que la création de laboratoires communs de recherche, l'offre LMD concertée ou plus récemment une identification commune des publications scientifiques.
But affiché de cette fédération : « Assurer au site universitaire nancéien un rayonnement national et international, garantir son attractivité ». Dans des structures soucieuses de préserver leur identité et leur spécificité, la chose semblait impensable il y a seulement dix ans. Que s'est-il passé ? Top 500La nécessité d'une meilleure visibilité internationale s'est fait ressentir de manière urgente après la publication du premier « classement de Shanghaï » en 2004. « L'Academic ranking world universities », une sorte de top 500 des meilleures universités mondiales établi par l'Institute of Higher Education, a secoué les universités françaises à sa parution. Un électrochoc. La première d'entre elles, Paris VI, n'apparaît pas avant la 40e place tandis que l'Université Henri-Poincaré pointe entre la 300e et 400e place (au-delà de la 100e place, le classement se fait par groupe de 100). Facultés trop éclatées ? La France compte en effet plus d'une centaine d'universités et 17 grands organismes de recherche. « Une trop forte hétérogénéité d'organisation, de culture, de relations avec l'environnement ainsi qu'une forte dispersion géographique est évidemment pénalisante en terme de visibilité », explique Jean-Pierre Finance. AtoutsDès lors, afin d'attirer davantage d'étudiants et de chercheurs « dans un contexte de concurrence nationale et internationale », sachant que « l'évolution démographique oblige à recruter au-delà du cadre régional traditionnel », l'idée d'une fédération a fini par s'imposer. D'autant que Nancy dispose d'atouts pour s'insérer dans un schéma national d'aménagement du territoire organisé en pôles : des écoles d'ingénieurs et des domaines d'excellences reconnues comme les mathématiques, les sciences humaines et juridiques, un pôle émergent « Informatique, traitement de l'information et de la langue ». Pour l'heure, les trois universités ont le même logo, les services de communication sont regroupés sous le même toit et Nancy Université (plus de 40.000 étudiants, 4.250 personnels, plus de 600.000 m2 de surface bâtie et un budget de plus de 370 M d'€) a signé en mars 2005 avec le CNRS un contrat de site délimitant les axes de recherche. Mais pour être plus visible, la mobilisation doit être régionale. Aussi, la vocation de cette fédération dépasse largement le cadre nancéien : « Elle doit également permettre de développer des partenariats avec l'université Paul-Verlaine de Metz et donner naissance à terme à un PRES (Pôle de recherche et de d'enseignement scientifique) ». Regroupées sous la même bannière, les universités nancéiennes ne foncent pas forcément à grande vitesse vers la fusion. « La recherche de rapprochements structurels respectera les identités ». Saïd LABIDI17/10/07 |
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