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Nancy Université
« Faciliter l'accès aux soins »Le service assure entre autres la visite médicale de 8.000 étudiants nancéiens de première année par an.
Avec 8.000 étudiants par an à y passer dans le cadre de la visite médicale de 1re année -la seule obligatoire- et 10.000 consultations à la demande, le service Santé Université de Nancy est un lieu d'observation essentiel de la santé des étudiants nancéiens et un lieu d'accueil indispensable pour répondre à leurs besoins en matière de santé tout au long de leur cursus.
« La visite médicale à laquelle 80 % des jeunes convoqués se présentent, un taux très au-dessus de la moyenne nationale, si elle permet à l'étudiant de faire un point sur sa santé, est aussi pour nous l'occasion d'aborder la question de son adaptation à la vie étudiante » explique la directrice du service Martine Rosenbacher-Berlemont. Car si « à 95 % les étudiants sont en bonne santé physique », admet-elle, « on se rend compte de plus en plus souvent que la première des difficultés concerne un certain mal-être » avec des conséquences d'ordre somatique comme les maux de dos, maux de ventre, troubles du sommeil ou d'ordre psychologique avec des difficultés de concentration etc... Pour beaucoup, ce mal-être est lié à des difficultés d'adaptation : découverte d'un milieu moins sécurisant que le lycée, éloignement familial, désillusion des premiers partiels... et, en fin de cycle, à la crainte d'une insertion professionnelle de plus en plus proche. « Aujourd'hui 15 % des étudiants ont besoin, à un moment donné ou l'autre de leur cursus, d'un accompagnement médico-psychologique », note Martine Rosenbacher-Berlemont. L'approche collectivePour répondre à cette préoccupation, Santé Université a signé une convention avec le centre psychothérapeutique de Laxou. Un médecin psychiatre et quatre psychologues interviennent ainsi régulièrement sur les campus : « Nous nous devons d'être facilitateurs de soins », explique Martine Rosenbacher-Berlemont. Même démarche avec la venue une à deux fois par semaine d'une gynécologue quand la deuxième priorité relevée est celle de l'accès à la contraception, de la prévention des risques liés à la sexualité : « Les jeunes ont sur le sujet énormément d'informations mais elle n'est pas toujours bien comprise. » Pour Santé Université qui travaille en liaison avec les services d'orientation, le CROUS, les équipes pédagogiques, la prévention reste le maître-mot. L'équilibre alimentaire, le tabagisme, la pluriconsommation alcool-cannabis, la sécurité routière à laquelle les jeunes paient un lourd tribu sont abordés régulièrement au travers d'actions diverses et variées : « L'approche collective est importante, elle est complémentaire de l'approche individuelle. » M.-H. V. (Marie-Hélène VERNIER)17/10/07 |
Martine Rosenbacher-Berlemont, directrice de Santé Université. Photo d'archives
Photo d'archives
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