|
|
|
Nancy Université
L'INPL ou l'excellenceL'Institut national polytechnique de Lorraine tire sa force du fort lien qu'entretient l'enseignement avec la recherche et les réalités économiques.
Sur les 3.000 élèves ingénieurs de l'INPL (Institut national polytechnique de Lorraine), plus de 80 % sont issus d'un recrutement national et 30 % viennent d'Ile-de-France : « A peine 15 % des étudiants sont lorrains », note en effet François Laurent, président de l'Institut, « c'est un de nos points forts. Nous ne sommes pas atteints par la baisse démographique de la région. »
Si l'offre de formation (ingénieurs et doctorants) est simple, elle est en revanche très diversifiée avec une école dans chacun des grands domaines de la chimie, de la géologie, de l'agronomie, de l'agro-alimentaire, des matériaux, de l'électricité et Ecole des Mines : « Un panel ouvert qui autorise des collaborations car », relève François Laurent, « une des priorités de l'INPL est de construire des réponses pluridisciplinaires aux grandes questions posées par la société, notamment en matière d'environnement, de sécurité, de développement durable... » Une volonté qui se traduit par des échanges d'étudiants, par le montage de formations réalisées en commun par plusieurs écoles. Et le président d'insister sur l'adossement de toutes les formations sur la recherche : « On vit en symbiose. Les étudiants passent tous dans des modules de sensibilisation à la recherche ou plus comme des stages... » « Etre réactifs »Parce qu'il entend former des cadres efficaces le plus rapidement possible en terme d'insertion professionnelle, l'INPL s'attache à toujours renforcer la proximité de ses formations avec le monde économique. Seul souci, « un arrière-pays industriel lorrain peu développé ce qui veut dire que les écoles entretiennent de nombreuses relations hors Lorraine. » « Il nous faut être réactifs dans l'évolution des besoins », souligne François Laurent qui rappelle que tous les conseils d'école comptent 30 % de professionnels. « Nous devons être capables d'accompagner les préoccupations et les demandes des entreprises » poursuit-il et les efforts doivent être « mutuels et réciproques » pour irriguer le tissu local à partir des compétences des plates-formes technologiques qui existent dans les labo de l'INPL, plates-formes dont il pense qu'elles peuvent être encore mieux valorisées par rapport à des questions posées localement par des Cher au président, grand chantier de l'année 2007, le lancement des Etats généraux de l'INPL en vue d'un rapprochement de ses différentes écoles dans un Nancy Institute of technologie (NIT) : « Ce n'est pas une structure. Je suis dans un projet. Le NIT c'est une association d'outils, de projets, de moyens qui doivent permettre aux universités de mieux remplir leur rôle et leur responsabilité en matière de développement économique », revendique François Laurent qui souhaite que ce qu'il a appelé NIT « fasse partie des propositions qui seront présentées par Nancy-Université » dans le cadre de son contrat quadriennal 2009-2012. Autre grand projet « important pour l'avenir », Artem ou le partenariat original entre l'école des Beaux-Arts, l'Ecole des Mines et l'ICN autrement dit l'art, la technologie et le management : « Une forme de pari. L'ambition d'exploiter les synergies entre des cultures différentes. Les faire travailler ensemble, produire ensemble. » Les écoles de l'Institut national polytechnique de Lorraine sortent 1.000 ingénieurs par an et 100 docteurs. Les étudiants s'insèrent dans la vie active après des temps de recherche d'emploi très courts. Marie-Hélène VERNIER17/10/07 |
François Laurent, président : « Une des priorités de l'INPL, la capacité à construire des réponses pluridisciplinaires aux questions posées par la société. » Photo Serge LALISSE
Photo Serge LALISSE
|
| © L'Est Républicain - 2007 - ISSN 1760-4958 | Contacter le webmaster |