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Nancy Université
« La dynamique » de l'Université Henri-PoincaréBiopôle, master Fusion, campus fibres : autant d'exemples du perpétuel mouvement dans lequel se trouve l'université.
Avec 16.500 étudiants, les effectifs globaux de l'Université Henri-Poincaré restent stables. Toutefois, si le secteur santé est égal à lui-même avec une hausse importante du nombre d'étudiants en médecine (+10 %), préoccupante est la poursuite de la chute dans les secteurs scientifiques, principalement en mathématiques-informatique-automatique, des domaines qui offrent pourtant des débouchés certains. « Un problème pour le pays », désespère Jean-Pierre Finance, président de l'UHP, inquiet pour l'avenir en terme de renouvellement des enseignants dans ce secteur et en terme d'avancées technologiques. Un problème qui interroge d'autant plus le président sur la pédagogie développée par les enseignants en la matière que les manifestations du type « La Science en fête » font des émules plus qu'enthousiastes chez les jeunes écoliers. Qu'advient-il de cet intérêt à l'heure de l'orientation ?
De son université, le président aime à montrer le perpétuel mouvement autour de la double dynamique formation-recherche. Master Fusion, biopôle ou encore campus Fibres, les exemples ne manquent pas. Exemple type de cette articulation en effet, le master Fusion. Il est le résultat de « l'interaction intelligente et forte » entre un labo de recherche reconnu dans le domaine de la modélisation de la fusion nucléaire, un projet mondial -celui de réacteur expérimental de fusion nucléaire ITER- et la réactivité de l'UHP qui a consisté à créer cette formation spécifique à l'échelle nationale, insérée dans un réseau européen. L'Université Henri-Poincaré est ainsi la seule université française proposant conjointement un master national en « Sciences de la fusion » et un master européen Erasmus mundus « Fusion-Engineering Physics » ouvert aux étudiants du monde entier. L'institut Jean-Lamour s'inscrit dans cette dynamique. Ici, l'Université Henri-Poincaré en lien avec l'INPL a pour ambition de structurer la recherche dans le domaine des matériaux. Dans le cadre du projet Artem, l'institut fusionnera cinq laboratoires de recherche nancéiens. Un bâtiment de 22.000 m2 abritera zones techniques, centre de transfert et de valorisation, salles de cours pour les étudiants et espaces techniques. L'ouverture est prévue en 2011. Vers un campus biologie-santéProjet majeur de l'UHP, le biopôle qui doit rassembler dans sa première phase les secteurs de recherche biologie-santé sur le campus de Brabois, soit 350 enseignants-chercheurs répartis en cinq équipes de recherche Université-Poincaré et Inserm, s'inscrit également dans cette articulation formation-recherche. « Il s'agit de regrouper les forces dispersées dans le domaine de la biologie-santé. Et à terme, de regrouper autour de médecine et des labos, la fac de pharmacie et celle d'odontologie », précise Jean-Pierre Finance. De même, au rang de ses nombreuses implantations en Lorraine, l'UHP a signé une « exclusivité nationale » avec la création d'un campus fibres à Epinal. Sur un seul et même site, ce campus fédère une offre complète de formation au travers de l'Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois, la recherche et la valorisation vers l'industrie. Autant d'exemples qui montrent l'importance de « regrouper les forces, les rendre plus visibles, les positionner dans le concert européen. » Marie-Hélène VERNIER17/10/07 |
Le secteur santé égal à lui-même avec une hausse importante du nombre d'étudiants en médecine.
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