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Nancy Université
Nancy 2 contredit les lieux communsLa pluralité de l'offre à Nancy 2 « est une vraie richesse », estime son président François Le Poultier.
Nancy 2 accueille cette année 18.000 étudiants avec une tendance à la baisse clairement liée à celle de la démographie. Une baisse qui touche toutefois différemment les disciplines : celles du secteur des lettres et sciences humaines sont concernées, le secteur droit et économie connaît une légère augmentation alors que les DUT, eux, font le plein.
Cela dit, aux esprits chagrins qui entretiennent l'idée selon laquelle les étudiants de Nancy 2 sortent amers de leur parcours universitaire, le président François Le Poultier aime opposer quelques chiffres choc qui « contredisent un certain nombre de lieux communs ». Ces données sont tirées des résultats d'enquêtes réalisées à grande échelle sur différents aspects de l'insertion professionnelle. Exemples : en licence 1, licence 2, licence 3, licence professionnelle et master 1, 70 % des jeunes interrogés reprendraient une inscription dans la même formation si c'était à refaire ; en master 2 professionnel, plus de 70 % se disent satisfaits de l'adéquation entre leur formation et leur premier emploi ; en master 2 de psychologie, 60 % des étudiants trouvent un emploi dans les six mois suivant la sortie de leur cursus. « Une vraie richesse »Pour François Le Poultier, la richesse de Nancy 2 tient dans la diversité de l'offre de formation qui, à côté de la dominante Sciences humaines et sociales, propose entre autres lettres, langues, droit, gestion mais aussi informatique... « Cette pluralité est une vraie richesse », juge-t-il, liée à la capacité « qu'on aura à construire en commun des formations originales » parce qu'aujourd'hui « les compétences requises ne sont jamais uniques. » Quelques-unes ont déjà été expérimentées par exemple en droit-économie ou encore autour de rencontres informaticiens-psychologues dans le domaine des sciences cognitives... « Cela doit être accentué. » Le projet de plate-forme d'insertion professionnelle s'inscrit dans la droite ligne de la mission qu'a l'université de tout mettre en oeuvre pour faciliter l'entrée des étudiants sur le marché du travail : « Il s'agit d'un dispositif de rapprochement du monde professionnel et du monde universitaire. De favoriser une meilleure connaissance mutuelle », explique François Le Poultier. « Il faut raisonner sur des ensembles de compétences, sans tomber dans l'adéquationnisme », estime-t-il. Et le président de s'appuyer sur une autre enquête qui a montré que pas un des étudiants en psychologie du travail sondés n'avait un métier où apparaissait l'intitulé psychologie. On trouve des chargés de mission, des chargés de recrutement, des conseillers emploi-formation... « Parce que toute une gamme de métiers sont accessibles à ces formations », explique-t-il. D'où l'importance « de faire prendre connaissance de l'ensemble des compétences détenues par les étudiants qui ont suivi telle ou telle formation. » Un événement majeurEn matière d'innovation, la Maison des Sciences de l'Homme (MSH) Lorraine, bien que portée par les quatre universités lorraines, place Nancy 2 en première ligne : « Dans le domaine de la recherche en sciences humaines et sociales, on souffre en effet d'un certain éparpillement des labos qui travaillent sur des domaines pointus », reconnaît François Le Poultier. « Le fait d'avoir cette MSH est une source de dynamisme. La philosophie majeure est d'en faire une machine à développer des projets transversaux qui obligent les équipes à sortir de leurs problématiques, afin de faire émerger de nouveaux axes de recherche dans l'espace lorrain. » En matière de notoriété de la recherche, François Le Poultier se réjouit de l'événement majeur que s'apprête à vivre l'université au travers des Archives Poincaré, le laboratoire de philosophie et d'histoire des sciences, principalement rattaché à Nancy 2 dont il est l'un des fleurons. Celui-ci vient en effet d'emporter la candidature française de l'organisation du 14e congrès international de logique, méthodologie et philosophie des sciences. Après Pékin, et pour la première fois en France, Nancy accueillera en 2011 ce congrès qui attirera dans la cité de Stanislas plus d'un millier de congressistes du monde entier. Marie-Hélène VERNIER17/10/07 |
François Le Poultier, président de Nancy 2: , souligne la diversité de l'offre de formation. Photos Serge LALISSE
Photo Serge LALISSE
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