BERLIN. - «Nous, l'amitié franco-allemande, on la vit au quotidien», lancent en choeur les
lycéens de Pont-à-Mousson, un brin impressionnés par la grande salle du ministère des affaires étrangères de Berlin. C'est
dans ce cadre prestigieux que Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes et Günter Gloser, son homologue de la République fédérale ont fêté la Journée Franco-Allemande. Une cérémonie menée avec faste pour les 45 ans de la signature du Traité de l'Élysée.L'occasion également de réunir soixante jeunes des deux côtés de la frontière. Tous ont participé au concours «Les jeunes écrivent l'Europe», organisé par l'OFAJ, en collaboration avec l'ARPEJ (Association région presse enseignement) et la Fondation Bosch. Objectif: permettre à une classe française et une classe allemande d'écrire, ensemble, une série d'articles d'actualité.Les sujets devaient être publiés dans des journaux des deux côtés du Rhin. «Au départ, trente et un quotidiens régionaux faisaient participer leurs jeunes lecteurs à une opération centrée sur l'hexagone», explique Jean-Pierre Spirlet, délégué général de l'ARPEJ, «il y a cinq ans, l'OFAJ nous a convaincus de la cibler sur les relations franco-allemandes».
En 2007, 1 700 élèves, issus de quatre-vingts collèges et lycées français et allemands, ont participé au concours. Sous l'impulsion de Gunter Heyenbrock, professeur au lycée professionnel Hélène Bardot de Pont-à-Mousson et de Gerold Huber, enseignant à Landstuhl, la ville jumelée, deux classes se sont lancées dans l'aventure. Le thème? L'arrivée du TGV. Les adolescents des deux pays se sont retrouvés au château de Remicourt près de Nancy pour angler les sujets, effectuer les reportages et rédiger les articles.
«On s'est donné beaucoup de mal», estime Angélique Wike, l'une des apprenties journalistes, dont le père est allemand.
Les efforts ont payé, puisque le reportage intitulé «A l 'école du TGV», publié, en juin dernier, dans l'édition mussipontaine de L'Est Républicain et dans notre confrère le Rheinpfaz, a remporté le deuxième prix dans la catégorie lycée. «Les élèves ont bien compris les enjeux de la nouvelle ligne à grande vitesse dans le renforcement des relations franco-allemandes», a salué le Jury.Invités par l'OFAJ, les jeunes Mussipontains Lisa Acierno, Kévin Maur, Angélique Wilke ont retrouvé, avec plaisir, leur camarade d'écriture Nils Westerberg de Landstuhl à Berlin. Au programme: visite de la ville et rencontre avec Angela Schwaller-Düren, députée francophile, à laquelle Jean-Pierre Jouyet a remis la Légion d'Honneur. «C'est la première fois que j'assiste à ce genre de cérémonies», confie Lisa, «un vrai symbole de l'amitié franco-allemande».D'ores et déjà, les élèves de Pont-à-Mousson et ceux de Landstuhl sont inscrits pour la prochaine session du concours. Le thème? Les 45 ans d'amitié franco-allemande, cela va de soi. Une première approche a été fournie par Jean-Pierre Jouyet: «Ces échanges entre jeunes contribuent à la bonne compréhension mutuelle».
La section "Réagissez" existe pour vous permettre de vous exprimer. Ce lieu de discussion nous sert aussi de forum où nous suscitons des débats autour de thèmes d'actualité ou de société sur lesquels il nous paraît important que chacun - donc vous - puisse s'exprimer.
Cependant, il y a des règles à suivre quand on s'exprime publiquement et c'est pourquoi la section "Réagissez" est modéré, c'est-à-dire que plusieurs personnes veillent au respect des règles légales et éthiques. Les décisions des modérateurs de supprimer tout ou partie d'un message ne peuvent être contestées. Sont notamment exclus de ce site :
Dans la limite de ces règles de bonne conduite, vous pouvez tout nous dire et nous vous y engageons même vivement !
La rédaction