Droits de l'homme, abolition de l'esclavage, développement des écoles, des bibliothèques, l'œuvre du curé d'Emberménil, en Meurthe-et-Moselle, est immense.
Henri Grégoire naît le 4 décembre 1750 à Vého, un petit village lorrain situé près de Lunéville, en Meurthe-et-Moselle. Fils d'un simple artisan, tailleur d'habits, il étudie chez les Jésuites à Pont-à-Mousson, puis à Nancy. Il devient professeur des classes de sixième au collège de Pont-à-Mousson où il remporte un prix de poésie décerné par l'académie de Nancy. Henri Grégoire est nommé curé à Emberménil, toujours dans le Lunévillois, en 1782. Grâce à ses voyages et à de nouvelles connaissances, il se bat pour que les Juifs acquièrent les mêmes droits que tout le monde. En 1789, il est élu député du clergé pour représenter le baillage de Nancy à la réunion des États généraux. Il est l'un des premiers à rejoindre les députés du Tiers-Etat et à prêter serment dans la salle du Jeu de Paume. Très actif pendant la Révolution française, Henri Grégoire rédige l'article premier de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. » Henri Grégoire se fait rapidement connaître. Il préside la société des amis des Noirs, en 1790. Grâce à ses efforts, l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises est finalement votée le 4 février 1794. Mais son action touche aussi d'autres domaines. Ainsi, Henri Grégoire convainc l'assemblée de créer des écoles dans toutes les communes de France et il met en place les premières bibliothèques municipales. Le révolutionnaire lorrain est également à l'origine des premiers jardins botaniques. On le sait moins, mais il est aussi l'inventeur du mot « vandalisme ». Pendant la Révolution, on détruisait les monuments, les œuvres, les écrits qui touchaient à la royauté. Il a obtenu ensuite qu'on les préserve. Le 20 mai 1831, Grégoire décède à Paris. A l'occasion de la célébration du bicentenaire de la Révolution française, ses cendres seront transférées au Panthéon, le 12 décembre 1989. A Pont-à-Mousson, la même année, on donne son nom à une rue, non loin de la gare.
La classe de CM2 de l'école primaire Georges-Pompidou à Pont-à-Mousson (54)
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« La chaîne brisée de l'esclavage », joli symbole représenté par les élèves sensibles à l'œuvre de l'abbé Grégoire et à ses enseignements.