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Rapports
Eric Besson imagine la France de 2025Le secrétaire d'Etat lance un diagnostic stratégique du pays. Pour fournir « un GPS des réformes ».
Eric Besson en est convaincu : « Les pays qui ont su allier grande compétitivité et haut niveau de protection sociale sont ceux qui investissent le plus dans la réflexion prospective ». Le secrétaire d'Etat en charge du « temps long » a donc lancé, hier, « France2025 », un exercice d'analyses qui doit conduire à un diagnostic stratégique du pays. « Il s'agira d'une boîte à outils, d'un GPS des réformes, mais pas d'un itinéraire fléché d'avance », insiste-t-il.
Sachant que la mondialisation va développer la demande de produits et services dans les pays émergents, la France est-elle prête à profiter de cette opportunité ? Si le vieillissement de la population oblige à adapter le système de protection sociale, comment faire pour qu'il constitue aussi un gisement d'activité et d'emplois ? La lutte contre les émissions de CO2 n'invite-t-elle pas à investir massivement dans l'économie numérique pour éviter les trajets inutiles ? C'est à ce genre de questions que la prospective doit permettre de répondre, en optant pour les réformes les plus adaptées aux défis lancés. Etat des lieux Huit groupes de travail sont mis en place pour travailler sur les scénarios d'évolution possibles d'ici à 2025. Ils concernent l'économie, mais aussi la protection sociale, l'avenir de l'Etat, les conditions d'épanouissement de la société. Pour impliquer les représentants de la nation et des partenaires sociaux, une commission plénière a été installée, hier. Si les parlementaires socialistes ont décliné l'offre, le député communiste Jean-Pierre Brard y participe au côté de personnalités comme Jacques Delors. Elle préparera et validera le rapport final qui sera remis au Premier ministre avant le fin de cette année. Pour préparer ce diagnostic national, le ministère, avec l'aide du Centre d'analyse stratégique et des divers organismes concernés, a établi un état des lieux de la France en 2008. Ce qui donne un portrait contrasté du pays, qui dispose de forts atouts mais manifeste aussi de grandes faiblesses. Du côté de ses points forts se trouvent de bonnes perspectives de croissance, la force de ses exportations agricoles, le poids des investissements étrangers sur son territoire, la fécondité la plus élevée d'Europe. Les mauvais points portent sur ses PME pas assez développées, un enseignement supérieur peu compétitif, un ascenseur social en panne, des jeunes et des seniors sous-employés, une forte proportion de déprimés. Ce premier exercice est déjà édifiant. 23/04/08 |
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